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Commentaires

après 24 années de loyaux services au sein d'une commune (ville 25000 hts) je constate effectivement qu'il existe une sérieux problème quant à l'évolution de carrière au sein de la fonction publique. On ne se limitera donc pas uniquement aux cadres A. Les agents, toutes catégories confondues, qui font l'effort de préparer les concours (investissement personnel,familial et financier) se voient contraints de continuer à exercer la même activité faute de promotion interne ou de mutation. A ce titre, Carol Knoll a été mon intervenante lors de ma préparation au concours de rédacteur territorial (note/culture Générale-session 2003-2004-en Franche Comté). J'ai par ailleurs engagé une VAE pour faire valoir mes acquis professionnels. On ne peut que constater un manque de motivation des agents en l'absence d'évolution tant professionnelle que financière ; ce qui à long terme se traduit par un sentiment de frustration.
Il est donc nécessaire de s'attacher prioritairement au mérite.

Après une formation cadre (d'une durée de 10 mois) je reviens au sein de la collectivité dans un service qui me semble fontionner plutôt dans une logique libérale. Je ne m'y retrouve plus. J'ai toujours été fonctionnaire mais je me questionne quant aux politiques territorailes à 'poser' en tête de service des "professionnels" n' étant pas fonctionnaires et n'ayant pas la culture de la fonction publique. Veut on la MORT DU SERVICE PUBLIC ?

C'est un fait établi et regrettable qu'un élu porte sur le personnel de sa Collectivité un regard très particulier. Faire évoluer les agents "vers le haut" ne lui apporte en fait pas grand-chose, surtout à l'échelle d'un mandat, si ce n'est une augmentation de la masse salariale qui réduit d'autant sa marge de manoeuvre financière globale. Quant à la contribution de la motivation des agents au bon fonctionnement, voire aux bons "résultats" d'une Collectivité, bien que certaine, la difficulté est de la mesurer et de convaincre un élu de s'y intéresser.

La voie de la facilité suivie par certains (beaucoup? pas tous heureusement) est donc d'ignorer l'évolution des compétences et du statut des agents d'une part, tout en mettant en place du personnel révocable à volonté en cas de changement de politique ou d'humeur, d'autre part.

Pour la situation évoquée dans ce blog, les fonctionnaires qui intègrent la FPT en tant que Dirigeants connaissent peu ou pas la difficulté et la valeur d'un parcours de progression interne. Dès lors, comment l'apprécier, voire même le promouvoir? Les réponses des élèves de l'Inet l'illustre bien, qui trop opposent pour finalement trop confondre courtes études scolaires et longues années de pratique, savoir et expérience, collectif et corporatif.

CAUCHARD

Monsieur Courtois, je n’aurai ni l’élégance de notre collègue élève administrateur qui vous a déjà répondu, ni l’indulgence corporatiste du directeur territorial que je suis ; votre lettre ouverte m’a choquée, tant par ses sous-entendus que par l’image qu’elle donne des cadres supérieurs que nous sommes.
Ainsi, il y aurait une haute fonction publique territoriale, faite de privilèges, d’honneurs et de règles obscures, et une sorte de fosse commune, infâme conglomérat où souffriraient sans fin de pauvres cadres territoriaux de tout poil, asservis et méprisés?
Ainsi, la première verrait ses membres se battrent bec et ongles pour en interdire l’accès autrement que par la cooptation sectaire, et n’émergeraient de la seconde que quelques êtres informes implorant leur pardon de n’être pas nés sous une bonne étoile ?
Ainsi, les uns régneraient sans partage et les autres gaspilleraient leur énergie à espérer qu’un jour un bon maître les trouve dignes d’intégrer cette société secrète que constitue la haute fonction publique territoriale ?
Ainsi, les concours ne seraient rien d’autres que des cérémonies d’intronisation, et les membres du jury quelques grands prêtres aux pouvoirs occultes….
Merci pour eux, mais je n’appartiens pas à ce monde et je ne reconnais dans ce tableau, ni
mes collègues, fussent-ils administrateurs, ni les examinateurs des concours auxquels j’ai pourtant participé !
Peut on redevenir humble, sérieux et responsable ?
Sur la forme d’abord. La territoriale compte environ 1.700.000 agents, 5000 directeurs et
1300 administrateurs. En d’autres termes, et à supposé qu’ils soient partagés par tous, vos atermoiements concernent au mieux 0,37% des fonctionnaires territoriaux ….. Sommes nous véritablement fondés à nous plaindre publiquement de notre triste sort ou à devoir justifier une réussite à un concours difficile, alors que la majorité de nos collègues des catégories B et C s’acharne, trop souvent dans l’indifférence générale, dans la seule chaleur des machineries
de nos navires ?
Sur le fond, ensuite. Êtes-vous certain que ce débat soit opportun à l’heure de la construction intercommunale, de l’acte II de la décentralisation ou de l’amélioration du service public? Ne sommes nous pas, quotidiennement, confrontés à des enjeux sociaux et politiques autrement plus importants lorsque les banlieues s’enflamment et que les finances locales se fragilisent ?
Que les propositions concernant l’évolution, ou plus exactement l’extinction, du grade de
directeur territorial soient inacceptables, je le revendique ; que l’accès au grade
d’administrateur soit à moderniser, ce me semble être un fait acquis ; qu’il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne les emplois fonctionnels, sans doute ; mais il existe suffisamment d’organisations professionnelles ou syndicales dont le rôle consiste précisément à relayer ces préoccupations et à défendre les intérêts catégoriels des uns et des autres. Point
n’est besoin de s’épancher ailleurs.
Que l’on trouve, au gré de nos activités professionnelles, chez les uns des ego
surdimensionnés et des frustrations pathologiques chez les autres, la nature est humaine et nos débats n’y changeront rien, ne perdons pas notre temps !
Soyons sérieux. Que l’on soit administrateur, directeur territorial ou directeur général des services d’une commune de moins de 10.000 habitants, nous constituons les cadres supérieurs de la fonction publique territoriale ; non par orgueil mais en raison simplement des fonctions que nous exerçons dans nos collectivités de toute taille.
Cette position nous impose d’abord des devoirs : celui de piloter la mise en oeuvre des décisions des élus de la République ; celui d’impulser les changements et d’évaluer les politiques publiques que nous pratiquons ; celui de placer publiquement notre orgueil loin derrière nos responsabilités.
Dans ce cadre, cessons nos plaintes stériles et assumons notre rôle premier qui consiste
surtout à conduire avec humilité et détermination une équipe vers des objectifs communs et partagés, dans le respect de l’équité et de la justice envers la population, ses représentants et
nos collaborateurs. C’est à ce prix que nous gagnerons, peut être, la reconnaissance à laquelle vous aspirez.
Hervé CAUCHARD
Directeur territorial
Directeur Général Adjoint
Communauté d'Agglomération du Haut Val-de-Marne

Damien CONSTANTIN

Chères et Chers Collègues,

A la lecture de vos propos, j'ai tout de suite envie de vous dire:"Ne nous divisons pas, restons unis...", la FPT est une grande famille, j'espère que la majeure partie des fonctionnaires ont un attachement à exercer une mission de service public et à s'investir dans l'intérêt général. Il est évident que la future loi sur la réforme de la FPT laisse présager queques lacunes (action sociale, CDI...) et que le bon déroulement d'une carrière d'un agent territorial n'est pas simple (mutabilité, mobilité, alternance politque, vie familiale, barrages financiers, surcharge de travail, manque de personnel...), mais de là à dire ou à sous-entendre, qu'il existerait plusieurs castes et même un élitisme au sein de la FPT me semble ne pas être une remarque constructive.

Il est certain que l'INET prépare les futurs administrateurs à exercer leurs missions.
Il est certain que des agents en poste souhaitant évoluer et devenir administrateurs ou passer tout autre concours, rencontrent les difficultés les plus sérieuses, pour, à la fois, assumer les responsabilités de leurs missions et préparer sereinement leur concours.
Il est certain que l'accès au grade d'adminsitrateur pourrait faire l'objet d'une réflexion dans un intéret d'efficacité de l'action publique locale.
Il est certain que la VAE est un principe qu'il faut approfondir et que la pratique des Collectivités Locales est une des assurances essentielles quant aux capacités et compétences d'un agent territorial.

Alors devant toutes ces certitudes, l'enjeu primordial n'est pas de créer une atmosphère dans laquelle il serait considéré que les administrateurs territoriaux et même les dirigeants territoriaux feraient partie d'une élite, mais, l'intérêt fondamental, est de savoir, comment faire changer les choses qui ne vont pas et reconnues par l'ensemble des territoriaux.

Notre mission, me semble t'il, est de proposer dans l'intérêt de l'action publique locale, et il est vrai que si les agents territoriaux ne bénéficient pas d'une reconnaissance de leur parcours professionnel, du mérite relatif au bon déroulement de leurs missions, ceux-ci ne pourront pas contribuer, d'une manière optimale, au bon déroulement de la conduite de projet, ou à la gestion même de la collectivité.

Des difficultés sont réelles mais les "grandes collectivités" ne peuvent être comparées avec les "petites collectivités", les circonstances et particularités locales sont aussi des paramètres faussant la comparaison, il n'y a surment pas de "petits" fonctionnaires territoriaux comme de "grands" fonctionnaires territoriaux, chacun, dans le cadre de ses missions, participe à la concrétisation de la volonté commune, un projet de loi est en discussion, à nous, territoriaux, de mobiliser les élus sur les changements qui sembleraient opportuns de mettre en oeuvre,
contruisons ensemble l'avenir de la Fonction Publique Territoriale.

Damien CONSTANTIN
Attaché Territorial
Responsable Service Aménagement et Urbanisme
Communauté d'Agglomération Montargoise (45)
damien.constantin@laposte.net

Patrice DAVID

Bonsoir,

Une première approche, un dirigeant territorial ne peut imaginer sérieusement faire toute sa carrière au même poste, même pas dans la même collectivité.
Ce n'est pas une question de taille.
Nous aimons bien nous comparer aux collègues de l'Etat. Chez eux c'est clair : pas de promotion sans mobilité !

Une seconde : Et l'intercommunalité dans ce débat ?
Tous les raisonnements en masse critique, mutualisation des services, lisibilité ne sont-ils pas à appliquer à la ressource des cadres ?

Je viens de suivre le CSM (INET) Il y avait aussi des collègues de petites collectivités, même au niveau DGS de moins de 20 000 h. Le débat n'est-il pas posé sur des bases que je pense non vérifiées...

Et enfin la taille de la commune n'est certainement pas tout. Le pétrole est plus les projets, les enjeux !!

BEYNA Jean-Michel

Les schémas ont la vie dure! Depuis des lustres la fonction publique d'Etat fonctionne sous le régime des castes: les énarques tout en haut et les autres... en bas. La tentation peut être grande de reproduire dans la FPT les même schéma qu'au niveau de l'Etat. Pour moi qui suis rentré dans la FPT alors que les lois de décentralisation n'existaient pas, j'avais le sentiment que dans les communes nous nous battions pour faire mieux que l'Etat. Quelques dizaines d'années plus tard, dire que les communes et les collectivités territoriales sont devenues "banalement" une reproduction du système de l'administration l'Etat avec sa sclérose, ce serait bien triste! Ca nous ferait regretter, nous qui en son temps nous sommes battus pour que les collectivités territoriales prennent toute leur place dans la résolution des grands problèmes de notre vie quotidienne, d'avoir voulu faire évoluer le système.
Aujourd'hui, force est de constater que les CT ont de plus en plus de responsabilités. Le personnel est là pour être aux côtés des élus qui bénéficient de la légitimité démocratique pour relever les défis de la décentralisation. Cela signifie que les métiers des CT deviennent de plus en plus complexes et exigent des compétences qui ne sont pas faciles à acquérir, à conserver et à développer. Qu'il y ait des lieux pour cela pour le faire, comme l'INET, est sans doute une bonne chose. Mais aprsè avoir obtenu un diplôme et après avoir réussi un concours avec tout ce que cela suppose comme efforts, gardons à l'esprit que nous sommes fonctionnaires territoriaux et que nous nous devons d'offrir une alternative aux citoyens au système d'administration de l'Etat. S'il doit exister une élite communale, elle doit l'être au service du citoyen pour faire mieux, plus vite et moins cher que le fait ou que ne le faisait l'administration de l'Etat. C'est d'une saine compétition entre l'administration d'Etat et l'administration des CT que pourra naître une meilleure administration publique... tout simplement.

Damien.CONSTANTIN

Je viens de lire l'article concernant le projet de loi sur la modernisation de la FPT et je pense que cette place accordée aux contractuels, ces faveurs qui sont à leur bénéfice (et je pense que c'est une bonne chose)devraient être accompagnées des mesures qui semblent nécessaires pour les fonctionnaires territoriaux ayant passé le concours et ce, quel qu'il soit.

Je me permets de rebondir sur cet élément d'actualité car la tendance actuelle laisse présager encore de nouvelles inégalités entre collègues.

Ne serait ce pas le moment d'aborder la question de l'action sociale pour tous, la formation des élus pour un travail plus efficace entre l'élu et le fonctionnaire et surtout, pour une action publique plus performante.

Sans oublier, en effet, les problèmes subsistant de l'intercommunalité: mutualisation des effectifs et des moyens, réels transferts de compétences...

La FPT a sans doute des points à améliorer et cela ne concerne pas que les problèmes liés aux dirigeants territoriaux et au fait du fossé qui pourrait se creuser avec "leurs collaborateurs", mais c'est aussi une mobilisation de tous ceux qui participent à l'action publique locale pour que celle-ci soit mise en oeuvre de la manière la plus optimale possible et je crois que cela passe par l'égalité au sein de cette FPT!!

ROGER

Dans mon cas il y a une question qui me turlupine depuis pas mal de temps, étant dans la FPT, je suis agent des services techniques non titulaire contractuel depuis 1ans et daprés moi ils n'ont pas l'intention de me donner le statu de fonctionnaire or travaillant pour une collectivité je ne cotisse pas pour le chomage ce qui et tout a fait normal quand on est fonctionnaire mais pas quand on est contractuel et qu'on a pas l'assurance de l'emploi . POURQUOI?

montagnac

Je ne parlerai pas d'élite mais d'aristocratie territoriale. La Révolution de 1789 a parfaitement su recycler les structures d'ancien régime que l'Empire a parfaitement repris à son compte. Les titres aristocratiques, notabilités, grandes écoles, à peu près tout à été récupéré entre 1800 et 1815. On change le nom et on continue. Il existe toujours en France une véritable aristocratie d'Etat confirmée et protégée par un systême présidentiel à dérive monarchique. L'ENA ou l'INET ou l'école de la rue des Saint-Pères abrite toujours la même substance. On a juste ouvert un concours par la troisième voie aux manants (tiers état ?) pour se donner bonne conscience et permettre à l'édifice d'éviter les contestations. Au niveau local, jetez un regard du côté des préfectures vers ces structures d'un autre âge dirigées par ces "Napoléons aux petits pieds" abrités la plupart du temps dans les châteaux de l'Ancien Régime. Dans la territoriale, le fossé est immense entre les dirigeants sur emplois fonctionnels et leurs collaborateurs directs : écarts de salaires, grilles indiciaires d'exception...
Vous avez dit élite ?

Pascal TRAN-HUU

En ce qui me concerne, j'ai effectué un parcours professionnel différent de celui qui m'a été proposé lorsque je suis rentré dans la vie active. En effet, j'ai intégré la fonction publique territoriale comme SA à la Ville de Paris. Mes premiers postes étaient au sein de la direction de l'administration générale puis au sein de la direction de l'architecture. Dans ces deux directions, j'occupais des postes relatifs aux marché publics. Après 3 années, je me suis apperçu que les perspectives de carrière étaient relativement bouchées du fait de la présence de personnel de catégorie A issu de la mobilité ou du peu de formation interne ou externe proposée; j'ai donc décidé de quitter la territoriale pour tenter ma chance dans l'armée de Terre où j'ai eu l'opportunité de passer un concours interne me menant à la carrière d'officier. Aujourd'hui, j'occupe un poste à responsabilité et ma formation continue est assurée, notamment pour la préparation des examens et concours. Lorsque je comparre mon expertise en ingeniérie administrative et financière avec celle de mes camarades de la Ville de Paris, je ne peux que constater que mon expérience est bien meilleure car plus généraliste me permettant ainsi de m'adapter aisément.
Je suis de l'avis de Jean-Michel, la sclérose existe dans la FPT car la remise en question permanente n'est pas de mise.

Henry Steinbroot

Le Conseil général d'une banlieue d'île-de-France compte tellement de de directeurs et d'administrateurs que cela en devient choquant. Rien ne fonctionne mieux pour autant. On y devient administrateur ni par l'INET ni par concours, juste par sa carte politique.

Dans les petites collectivités, des rédacteurs se cassent le tronc à tout assurer pour un salaire 4 fois moindre. Alors oui, cette fracture est choquante, je ne crois pas que cela vienne de l'INET.

C'est simplement que le grade d'administrateur est le grade de trop pour surpayer des politiques. Revaloriser les statuts des B et des A et supprimer ces administateurs ferait du bien. On a déjà assez à faire avec les innombrables collaborateurs et chargés de mission en tout genre, qui eux aussi gêne dans l'organigramme et dans les budgets des collectivités.

Henry Steinbroot
Ex DRH de CG.

James

Attaché territorial passé par concours externe en 2002, je suis aujourd'hui chef de service d'une communauté d'agglomération de bonne taille. Avec un bagage universitaire très correct (IEP/Georgetown university/DESS), je suis de plus en plus énervé du "deux poids, deux mesures" qui règnent dans ma collectivité (comme dans tant d'autres, à l'évidence...), entre fonctionnaires statutaires et contractuels ou fonctionnaires "politiques" de la "caste supérieure". Quand je pense que j'en suis à quémander depuis des mois la NBI (soit un peu plus de 100€/mois) à laquelle j'ai droit en vertu des fonctions que j'occupe... sans résultat jusqu'ici! Alors que d'autres qui n'ont même pas pris la peine de passer un concours et de "jouer le jeu", se retrouvent propulsés (par la simple vertu de leurs amitiés politiques) sous statut contractuel à des niveaux de rémunération inouïs (jusqu'à 3 fois ma rémunération d'attaché échelon 4!)sur des statuts allant jusqu'au contractuel adminstrateur hors cadre (sic!) Bref, ces pratiques d'un autre âge (de mon point de vue) sont extrêmement dommageables au bon fonctionnement des collectivités, la démotivation gagnant nécessairement tout agent normalement constitué et doté d'un vrai sens du service public... sans être néanmoins prêt à rejouer le "dîner de cons" au quotidien. A ce petit jeu, au vu du choc démographique qui ne fait que commencer, la fracture ne pourra que s'agrandir entre "grandes collectivités riches et intelligentes" (je caricature à peine) vers lesquelles se dirigeront naturellement les gens comme moi et les autres, trop pauvres ou trop stupides (je le dis comme je le pense) pour mettre en oeuvre une véritable politique d'équité et d'attractivité de traitement entre TOUS les agents.
La "caste supérieure", n'en déplaise à certains doux rêveurs (ou cyniques féroces!) a donc de beaux jours devant elle...

Je suis d'accord avec James. D'après ce que je peux observer dans ma collectivité (de très grande taille), le principal problème vient des contractuels, souvent chargés de mission, rémunérés au grade d'administrateur (hors classe parfois. Pour les "simples agents", c'est une source de démotivation et de ras-le-bol : quand un adjoint administratif attend depuis un dizaine d'années sa nomination au grade d'adjoint 2e classe, comment justifier le recrutement de contractuels à des indices supérieurs à 900 !! Et que dire d'un agent cadre B qui attend sa nomination au cadre A (suite à la réussite à un concours)depuis un an alors que le poste existe déjà dans le service (il suffit de rédiger l'arrêté)!! Donc, Messieurs les DG, ne vous étonnez pas du manque d'entrain au travail de vos agents...la patience et la tolérance ont leurs limites.

Je

Je suis au regret de constater qu'effectivement, il y a bien 2 castes de cadres sup dans la FPT française.
En effet, l'attaché DGS d'une commune de 4000 hab aura-t-il un jour la possibilité de devenir DGS du plus grand Conseil Général de France ? je ne pense pas... même s'il est très très doué... Ce genre de poste est réservé à une élite (et oui!!), une élite qui se veut brillante et appartenir à un réseau qui est à 100 milles lieux du réseau tant administratif, que technique, que politique du secrétaire de Mairie de Marly Gaumont.
Quel Président de CG donnerait le poste le + crucial à un inconnu(je le répète, aussi doué soit-il)venu du milieu rural... et c'est en même temps légitime, non?
en bref, chers nouveaux lauréats du concours, soyez vigilant à prendre votre premier poste dans une collectivité qui pourra vous premettre d'évoluer dans des strates particulières, du moins si ceci est dans votre ambition et votre plan de carrière. Ces strates permettront aux décideurs d'entrendre parler de vous. Là est toute la différence.
Il faut en être conscient...

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    Du savoir-faire, les professionnels du BTP n’en manquent pas. Mais question "faire savoir", ils ont encore quelques progrès à faire. Ce manque de communication n’est d’ailleurs pas sans rapport à la mauvaise image dont souffre le secteur de la construction. Pourtant, aussi timides soient-elles, des initiatives de communication originales fleurissent ça et là. Ce blog, animé par Jean-Philippe Defawe, rédacteur en chef du Moniteur-expert.com, présente les plus originales.